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16/04/2008

Paris : les meilleures librairies anglophones

Un dimanche comme un autre à Paris. Il pleut. Vous avez du mal à digérer le copieux repas préparé avec amour par votre tante Micheline. Prenez votre destin en main : et si, au lieu de somnoler devant Drucker, vous alliez flâner dans une des nombreuses librairies anglaises de la capitale ouvertes le dimanche ?

Pour vous aider, voici une petite sélection très personnelle des meilleures librairies anglophiles de Paris :

(cliquer sur les petites punaises pour voir le texte)


Agrandir le plan

Et s'il ne fallait en retenir qu'une, me direz-vous ?

Facile : ce serait Shakespeare and Coe, tout à fait le genre d'endroit qui vous fait oublier que la blanquette de veau de tante Micheline vous pèse sur l'estomac. (punaise rouge sur la carte)

Ouvrez grand les mirettes et bonnes lectures !

10/04/2008

Un Pulitzer pour Bob Dylan

Non, Bob Dylan ne s'est pas mis au journalisme. Il vient pourtant de recevoir une "citation spéciale" au prix Pulitzer, qui récompense d'ordinaire des journalistes et des écrivains.

Cette "citation spéciale", très rare, vient couronner la carrière d'un artiste qui a profondément marqué l'histoire de la musique, et même - n'ayons pas peur des mots - l'histoire tout court. L'homme croule déjà sous les honneurs et les récompenses de tout poil. Et il n'est même pas mort ! Le jury du Pulitzer a voulu en rajouter une couche, célébrant

"son profond impact sur la musique populaire et sur la culture américaine, marqué par des compositions lyriques d'une puissance poétique extraordinaire" 

On pourrait écrire des pages et des pages sur l'oeuvre de Dylan, auteur entre autres de "Blowin' In The Wind", "Knockin' On Heaven's Door" ou "The Times They Are A-Changin'".

Et si on se faisait plutôt plaisir avec une petite vidéo ? En 1966, Bob Dylan, alors icône du folk, branche sa guitare. Ce qui n'est pas du goût de tous ses fans... Cette séquence clôt le documentaire de Martin Scorsese sorti en 2005.

(voir la vidéo) 

 

Le "livrathon" de Dublin

57b35983fc253e9fa032cbf05fca2e16.jpg"Une ville, un livre" ("one city, one book") : c'est le nom du projet un peu fou lancé à Dublin il y a trois ans. Le principe : pendant un mois, tous les Dublinois sont invités à lire le même livre, tous en même temps ! Au programme cette année, Les Voyages de Gulliver, de Jonathan Swift.

Spectacles, pièces de théâtre, expositions et débats académiques sont prévus pour accompagner l'évènement. Dans le quartier des Docks, les curieux pourront même admirer deux statues de sable géantes créées pour l'occasion.

Dans la verte Irlande, l'amour de la littérature n'est pas un vain mot. Ce petit pays a donné naissance à un nombre impressionnant d'écrivains de talent. Jonathan Swift bien sûr, mais aussi Samuel Beckett, George Bernard Shaw, Bram Stocker, Oscar Wilde et l'immense James Joyce font partie du patrimoine littéraire irlandais. (pour une petite liste des auteurs irlandais cliquer ici).

A tel point que les très catholiques irlandais frisent l'idôlatrie : James Joyce aimait Dublin, et Dublin le lui rend bien : l'auteur de Finnegan's Wake et d'Ulysse a son propre jour férié. Le 16 juin, journée pendant laquelle se déroule l'action d'Ulysse en 1904, les Irlandais célèbrent le Bloomsday (d'après Leopold Bloom, héros du livre). Ce jour-là, les Dublinois sortent leurs plus beaux habits 1900 et refont le parcours de Bloom en déclamant des passages du livre.

En attendant le mois de juin, on peut déjà se délecter de la prose agile de Swift dans les Voyages de Gulliver, ou bien (re)découvrir sa Modeste Proposition, un court pamphlet ironique tout à fait délectable :

"Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d'être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public" :

Voir le texte en français

Ou en anglais pour les plus courageux.


A vos marques, prêts ? Lisez ! 

 

(Photo : Amazon) 

03/04/2008

"T'as une belle couverture tu sais"

En matière de couvertures de livres, les Anglo-saxons font souvent très fort.

Petite sélection de couvertures jolies ou intéressantes (voir le diaporama) :

 

 

Sur le web, des blogs entiers sont même consacrés à ce sujet. En voici deux, en anglais, pour s'en mettre plein les mirettes :

Sur Book Covers, une entreprise de design new-yorkaise met en ligne des couvertures de livres. Les internautes peuvent donner leur avis, et certains échanges sont parfois très animés...

The Book Design Review est un blog alimenté par John Sullivan, éditeur de la revue du même nom. Il met en ligne des exemples commentés de couvertures de livres, et se livre souvent à la comparaison entre les couvertures américaines et les couvertures britanniques.

 

02/04/2008

Les Anglais sont des tricheurs !

Non, je ne parle pas des Jeux Olympiques, c'est bien de littérature qu'il s'agit.

Selon un sondage YouGov/Blackwell repris par le Guardian, qui devrait faire frémir les profs de littérature, quand un livre est au programme, un dixième des Britanniques regarde une adaptation filmée plutôt que de lire le livre. C'est sûr, l'adaptation de Roméo et Juliette par Baz Luhrmann, avec Leonardo di Caprio et Claire Danes, c'est un tantinet plus glamour que les pentamètre iambiques de Shakespeare. Allez, juste pour le plaisir, la bande-annonce, un rien kitschouille...

 


La version d'Orgueil et Préjugés, de Jane Austen, filmée par la BBC avec Colin Firth dans le rôle du vilain Darcy a également remporté un franc succès.

Mais qu'on se rassure : si en tout, un tiers des adultes interrogés admettent ne jamais avoir lu les grands classiques de la littérature, ils admettent que ces même classiques sont encore d'actualité. 54% des 2000 personnes interrogées estiment que la culture du binge-drinking (boire de grandes quantités d'alcool pour atteindre rapidement l'ivresse, grande spécialité outre-Manche) est tout droit sortie de la Grande-Bretagne de Dickens. Pour 54%, de nombreux jeunes souffrent du syndrome de Peter Pan, d'après le roman de J.M. Barrie.

Les Britanniques ne font pas preuve d'une grande originalité quand ils doivent choisir leur roman préféré. Les filles préfèrent évidemment les histoires de mariages dans l'Angleterre victorienne : elles ont été 16% à citer Orgueil et Préjugés, de Jane Austen. Et bien sûr, pour ces messieurs, des histoires de monstres gores, avec Frankenstein, de Mary Shelley (9%).

Dickens fait recette

e6d0fe53e4dbbfe05232d7d45fed6857.jpgEncore du Dickens !

Il s'agit cette fois d'une vente à New York. 400 pièces d'une collection privée seront mises aux enchères chez Christie's cette semaine, pour une valeur estimée jusqu'à 2 800 000 dollars.

La plus belle pièce de la collection : une page du manuscrit orignal de son premier roman, Les Papiers posthumes du Pickwick Club (photo). Très émouvant, on y découvre l'écriture de l'auteur et ses ratures un peu brouillonnes. 

Amis riches, à vos chèquiers : le morceau de papier est estimé entre 150 000 et 250 000 dollars. Pour les autres, à moins d'un coup de chance à l'Euromillion, il ne reste plus qu'à se consoler avec l'édition de poche. Et pour ceux qui seraient vraiment fauchés, le roman est disponible gratuitement sur internet sous forme d'e-book (en anglais seulement).

 
(Photo : Christie's) 

Polémique autour du 200ème anniversaire de Dickens

95693b169abda2d960eaeb40fa9b7dd9.jpg En 2012, les fans de littérature fêteront le 200ème anniversaire de la naissance de Charles Dickens, le papa d'Oliver Twist. Pour l'occasion, les descendants du grand écrivain proposent d'ériger une statue à sa gloire devant Eastgate House, une maison du Kent qui sert de décor à certains de ses romans.

Seul problème : un an avant sa mort, Dickens avait précisé dans son testament qu'il voulait qu'on se souvienne de lui à travers ses oeuvres uniquement. Il avait expressément précisé qu'il refusait tout monument ou statue commémorative.

Le quotidien anglais The Independent indique que la Confrérie Dickens, en charge du musée Dickens à Londres (photo), s'oppose à ce projet, ainsi que la Société de la ville de Rochester :

 "Le voeu de Charles Dickens était parfaitement clair dans on testament, et avec sa connaissance du droit, il n'aurait pas signé un document qui aurait pu être mal interprété. Il serait arrogant d'ignorer ses mots, que nous devons prendre au pied de la lettre."88533a34f4fe41442be8a611b9a893a6.jpg

Une statue de l'auteur existe déjà aux Etats-Unis. En 1894, soit 24 ans après la mort de Dickens, les Américains l'avait envoyée au neveu de l'écrivain. Furieux que le voeu de son oncle n'ait pas été respecté, celui-ci ne l'a même pas déballée et l'a renvoyée illico. Depuis, on peut la voir à Philadelphie. 

Dans un editorial, The Independent prend parti en faveur de la construction de la statue commémorative :

"Peut-être certains voeux exprimés par les auteurs dans leurs testaments devrait-ils être traités comme le copyright - valide pendant un certain laps de temps [...] - mais pas éternel.

À un moment où de nombreuses personnes ont le sentiment que le sens de l'histoire se perd, voici une occasion d'affirmer quelque chose. Même si une statue ne poussait pas plus de gens à lire De grandes espérances, elle serait un signe de reconnaissance de la place unique de Dickens dans la vie et la littérature Britanniques."

... et dans la littérature mondiale. En France par exemple, Dickens est souvent considéré, à tort, comme un écrivain pour enfant. Pour se convaincre du contraire, il suffit de lire Bleak House. D'ailleurs, cet épisode, avec son mélange de noirceur tragique, de grotesque et de procédure judiciaire, serait tout à fait digne de figurer dans l'un des nombreux chapitres de son oeuvre.

 

(Photos : Flickr/Wallyg/mootcatmootcat) 

 
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